L’Archange Mermoz et la conquête de l’Atlantique Sud

Jean Mermoz arrivant au Bourget avec « L’Arc-en-Ciel » en 1934. (Collect. JJ Wanègue)

Jean Mermoz de retour au Bourget après sa huitième traversée de l’Atlantique Sud à bord son avion l’ « Arc-en-Ciel ». Cette photo fut publiée en couverture du magazine l’Illustration du 3 Novembre 1934. Le 7 Décembre 1936, il devait disparaître au large des côtes africaines avec tous les membres de son équipage à bord de son avion la « Croix-du-Sud ». Parmi cet équipage il y avait le radio, Edgar Cruveilher, ancien professeur de l’école, du temps où celle-ci était rue de la Verrerie. (document collection JJ Wanègue)

Dès que l’on évoque l’histoire de l’aviation, il est de suite un nom qui s’impose à notre mémoire, et qui est celui de Jean Mermoz. Son nom est bien sûr associé à son avion la « Croix-du-Sud ». Comme le dit Maurice Rossi, un autre as de l’aviation qui fréquenta l’Ecole Centrale de TSF :
« Mermoz était invinciblement attiré par l’appel du Sud. Quelque chose semblait lui dire que sa voie était déjà tracée au-dessus de l’océan Atlantique et qu’il appartenait à lui seul de donner à la France cette route impériale. » En effet c’est bien à lui que devait revenir l’ouverture de cette ligne postale de l’Atlantique Sud pour le compte de l’Aéropostale.

La date du 12 Mai 1930 est à marquer d’une croix. Ce jour là, en compagnie du navigateur Jean Dabry et du radio navigant Léopold Gimié, du fleuve Sénégal à Saint-Louis, il fait décoller son avion, le « Comte-de-La-Vaux ». C’est un monomoteur terrestre Latécoère 28-3 transformé en hydravion par l’adjonction d’une paire de flotteurs. Il a à son bord 130 kilos de courrier. Un peu plus de 19 heures plus tard il se pose à Natal au Brésil dans le plus grand anonymat alors qu’il venait de battre le record de distance en ligne pour hydravion avec 3 200 km malgré une météo capricieuse. Durant ce vol le rôle du radio eut son importance pour guider l’avion sur la bonne route. Le « Comte-de-La-Vaux » est équipé d’appareils modernes Radio LL.

Tout au long de cette traversée Léopold Gimié reçoit des relèvements par triangulation de neuf stations terrestres et bateaux émetteurs mis en place pour sécuriser la ligne. Il existe en particulier une station implantée sur l’île Fernando de Noronha au large de Natal. Cette station, qui suivra les vols de Mermoz durant tous ses essais, servira de prétexte au film « S.O.S. Noronha » de Georges Rouquier. Réalisé en 1957, le film a pour vedette Jean Marais dans le rôle du chef de la station. 1931, la Compagnie Générale Aéropostale est en liquidation et l’Etat ne fait rien pour la sauver. Deux ans plus tard le gouvernement procède au regroupement des différentes compagnies d’aviation pour former Air-France.

On y retrouve Mermoz ainsi que bien d’autres anciens de la Ligne. Durant cette année 1933, Mermoz effectue de nombreux vols d’essais sur cette même ligne dans le but de qualifier le nouvel avion de René Couzinet, un Couzinet 70, baptisé « Arc-en-Ciel 3 ». Le 28 Mai 1934 c’est enfin le départ de Saint-Louis-du-Sénégal en direction de Natal avec le courrier arrivé de France. Le radio est toujours Léopold Gimié. Durant le vol il reçoit un message sur ondes courtes depuis Toulouse lui annonçant que Codos et Rossi sont en route pour une liaison Paris Le Bourget – San Francisco. Grand moment de joie pour l’équipage de « l’Arc-en-Ciel ».

En Octobre 1934 après un dernier vol de qualification et un retour triomphal au Bourget avec Mermoz à son bord, Air-France peut enfin démarrer l’exploitation commerciale de cet appareil sur l’Atlantique Sud. 1935 : Mermoz est inspecteur général à Air-France. Pour le transport du courrier, Mermoz se prononce définitivement en faveur de l’avion, car beaucoup plus rapide que l’hydravion. Légèreté, simplicité et rusticité sont les facteurs d’efficacité pour une ligne aéropostale. Pour lui l’hydravion ne doit être réservé qu’au transport de passagers à qui l’on doit offrir confort, sécurité au prix d’un poids en vol élevé et d’une vitesse moins importante.

Ceci étant c’est sur un hydravion qu’on le retrouve pour ses nouvelles traversées sur l’Atlantique Sud aux commandes d’un Latécoère 300 baptisé du nom de « Croix-du-Sud ». Entre 1934 et 1936 il effectue 24 traversées à bord de cet hydravion équipé de quatre moteurs en tandem et d’une coque à nageoires. Le 7 Décembre 1936, Mermoz arrive à Dakar à bord d’un Dewoitine avec dans ses soutes le courrier de la 72èmeliaison aéropostale France – Amérique du Sud. Il doit repartir sur la « Croix-du-Sud » pour Natal. Son équipage est constitué d’Alexandre Pichodou, pilote, Jean Lavidalie, mécanicien navigant, Henri Ézan, navigateur, et Edgar Cruveilher, radio navigant.

Peu avant 4 heures du matin l’équipage décolle à bord de l’hydravion. Mais après quelques heures de vol l’appareil revient à la base en raison de problèmes sur une hélice à pas variable. A 6 heures 52 la « Croix-du-Sud » prend à nouveau son envol. Le mécanicien suit de près le comportement des moteurs, surtout le moteur arrière droit qui avait causé des soucis. Pendant ce temps, Cruveilher émet ses messages réglementaires. 10 heures 45 : Ézan donne les coordonnées de l’appareil « 11° 8’ latitude nord ; 22° 40’ longitude ouest. » Soudain l’appareil se met à vibrer. Mermoz donne l’ordre de stopper le moteur arrière droit. Cruveilher commence à émettre au moment où le brutal accident se produit.

Il n’a pas le temps de transmettre l’intégralité de son message. Probablement que l’appareil en touchant l’eau a eu son antenne d’émission arrachée, interrompant ainsi la phrase de Cruveilher. Il est 10 heures 47 : « Coupons moteur arrière droit … » Depuis c’est le silence. Celui que l’on appelle l’Archange vient d’être englouti dans les flots à 800 km des côtes d’Afrique. On ne retrouvera jamais les corps des membres de cet équipage ni aucune trace de l’appareil.

Dans le journal Les Ailes, Jean Romeyer rend un hommage émouvant à Jean Mermoz en disant de lui : « De ses exploits et de cette vie qui étaient en accord magnifique, avait grandi un Mermoz que le Peuple de France vénérait, un de ces hommes qui se fut donnés comme guides, lui qui n’avait plus confiance dans les chefs qu’on lui avait donnés, une figure de légende où se mêlent le reflet d’une âme haute et humble à la fois, la joie de vivre et le mépris de la vie. »

L’ensemble de l’équipage sera recevra les citations de l’Ordre de la Nation. Ainsi Edgar Cruveilher fut cité en ces termes : « Radiotélégraphiste de la Compagnie Air-France. Radio Navigant d’un rare mérite, servait avec passion et avait au plus haut degré, avec le goût de la lutte et du risque, la foi en son métier. Après avoir mis dans l’Aviation son intelligence, son cœur et toute sa volonté, lui a donné la vie. Porté disparu avec l’Equipage de « La Croix-du-Sud ». Quatre mille quatre cents heures de vol. »

Edgar Cruveilher a été professeur de lecture au son à l’école du temps de la rue de la Verrerie. Il eut pour élève des radios aussi célèbres qu’André Brun, qui deviendra commandant de bord, et Lucien Tauzié. Tous les deux se retrouveront en 1935 à Air Bleu en tant que radios navigants.

JJ Wanègue

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9 Réponses pour “L’Archange Mermoz et la conquête de l’Atlantique Sud”

  1. dégatier dit :

    j’aimerais savoir si Edgar Cruveilher a un lien avec Pierre (Bernard) CRUVEILHER né en mars 1898 à Limoges .
    Merci de me répodre. Respectueusement.

  2. raymond dit :

    pouvez vous me preciser si André BRUN est bien ce jeune apprenti plombier (comme son père) qui fit carrière dans l’aviation et qui était originaire je crois de la région de saint etienne (42)
    si oui existe t il des revues spécialisées ouvrages ou biograhies retraçant sa carrière dans cette branche d’activité
    avec mes sincères remerciements
    RAYMOND Marcel
    Le Champ Fleuri
    19 D rue claude DESGOUTTE
    42650 SAINT JEAN BONNEFONDS

  3. JJ Wanègue dit :

    Cher M. Dégatier

    Je vous remercie pour l’intérêt que vous manifestez à propos d’Edgar Cruveilher, ancien professeur de notre école, et radio navigant aux côtés de Mermoz lors de ce vol tragique à bord de la Croix du Sud. Il m’est bien difficile de vous dire si un lien de parenté existe entre ce valeureux radio et Pierre Cruveilher car je ne suis pas un spécialiste en généalogie. A ce jour je n’ai pas eu le temps d’étudier dans le détail la vie d’Edgar Cruveilher.

    Ce qui est certain c’est qu’Edgar Cruveilher était né à Razès en Haute Vienne, ville située à une vingtaine de kilomètres de Limoges. Ce que j’ai appris de la part d’un petit-neveu de Mermoz c’est que la mairie de Razès dispose d’archives sur Edgar Cruveilher. Malheureusement je n’ai pas encore eu la possibilité de m’y rendre pour les consulter. Peut-être que ces documents contiennent les informations que vous recherchez.

    En tous les cas vue la proximité qu’il y a entre Limoges et Razès il n’est pas interdit de penser qu’il existe un lien de parenté entre ces deux personnes.

    En espérant que ma réponse incomplète vous permettra de progresser dans votre recherche, et en vous remerciant de l’intérêt que vous portez au site historique de l’Ecole,

    Bien cordialement

    JJ Wanègue

    PS : êtes-vous un ancien élève de l’ECE ?

  4. JJ Wanègue dit :

    Cher Monsieur

    En nous interrogeant sur la vie d’André Brun vous nous amenez à poser notre regard sur un personnage hors du commun comme il en existe très peu. La vie d’André Brun mériterait que plusieurs pages lui soient consacrées sur ce site même si son passage par l’école fut de courte durée. En effet l’obtention du certificat de radio 2ème classe demandait 6 mois au mieux, et l’obtention du certificat de radio 1ère classe demandait à nouveau 6 mois au minimum. André Brun avait une capacité de travail hors du commun et après l’obtention de son certificat de 2ème classe en 6 mois il ne lui fallut que 3 mois pour obtenir son certificat de 1ère classe. C’est dire qu’en tant élève il est passé comme une étoile filante dans notre école. Mais sa fidélité à notre école et à son directeur fut exemplaire.

    Mais c’est tout autre chose que vous souhaitez entendre de notre part. Je vais vous décevoir. André Brun n’a pas été apprenti plombier et je ne sais pas vous dire si son père exerçait cette profession. J’espère que si nous vous apprenons qu’à l’âge de 16 ans il obtient son CAP de chaudronnier-soudeur autogène et se retrouve à la tête d’une équipe au sein des Aciéries du Saut du Tarn votre déception sera vite effacée. On le retrouve ensuite sur l’aérodrome de Montaudran à la Compagnie Aéropostale où il exerce sa spécialité. En 1930 il fait ses premiers vols sur la ligne Marseille-Alger comme mécanicien. Il veut à tout prix piloter. Le service militaire lui permettra de satisfaire cette passion mais les 200 heures de vol qu’il cumule ne lui permettent pas de pouvoir devenir pilote dans le civil. C’est 2000 heures de vol qu’il lui faudrait avoir au compteur. L’éducation scolaire qu’il a reçue ne permet pas à cet autodidacte d’envisager la reprise d’études longues pour obtenir le sésame dont il aurait besoin. Didier Daurat lui conseille donc de passer par la voie des radios navigants. Il entre donc à l’Ecole Centrale de TSF en Novembre 1933. Diplôme en poche on le retrouve ainsi comme radio navigant à Air Bleu où il rejoint là une phalange d’anciens de l’ECTSF. Puis c’est l’obtention de son brevet supérieur de navigateur aérien. Et puis un beau jour Didier Daurat, directeur d’Air Bleu, lui confie les commandes d’un avion. Vient ensuite la guerre, la drôle de guerre, durant laquelle il s’illustre en tant que pilote. Puis c’est la débâcle, puis l’armistice. Il se retrouve en zone libre et continue à piloter sur les lignes postales. Les Allemands veulent le convaincre de venir piloter pour eux à la Lufthansa. Il demande à réfléchir et en profite pour passer dans la clandestinité.

    Le 26 Octobre 1945 marque l’inauguration de la reprise des vols de nuit avec l’ouverture de la première ligne de la « Postale de Nuit » d’Air France. Un premier équipage est formé pour le vol aller Paris-Bordeaux-Toulouse-Pau avec aux commandes d’un Junkers-52 (le F-BAKK) le chef pilote Georges Clément. Pour le vol retour on a un deuxième équipage toujours à bord d’un Junkers-52 (le F-BALD) avec à ses commandes André Brun. Il a avec lui comme radio Roger Favier. Mais à ce jour je n’ai pas encore su établir si ce dernier était, tout comme André Brun, un ancien élève de l’école.

    Notre Directeur, M. Eugène Poirot, avait consacré un article sur la vie d’André Brun dans le magazine de l’école « Radio Contact » N°15 de Mars 1952. C’est de cet article que je tire l’essentiel des informations ci-dessus. Il existe une autre source intéressante d’informations sur l’histoire de l’aviation dans le magazine « Icare ». En particulier le N° 124 « L’aviation postale Tome 1 : Air Bleu » contient en pages 108 et 109 un récit écrit par Marcel Alpi à propos de son premier vol à la postale en tant que radio avec André Brun aux commandes.

    Très probablement que ma réponse ne satisfait que partiellement votre recherche d’informations sur André Brun qui a porté si haut et si loin les valeurs de l’école. Mais j’espère avoir pu vous aider malgré tout et si vous trouvez de votre côté des éléments nouveaux, n’hésitez pas à nous en tenir informés. Nous vous en remercions à l’avance.

    Je vais demander au responsable des archives si par bonheur nous disposons encore de la fiche d’inscription afin de pouvoir préciser son lieu de naissance.

    Bien cordialement

    JJ Wanègue

  5. JJ Wanègue dit :

    Cher M. Raymond,

    Je me permets de revenir vers vous alors que grâce à la précieuse collaboration du responsable des archives de l’école on a pu retrouver la fiche d’inscription et de suivi scolaire de l’élève André Brun devenu commandant de bord à Air France après avoir débuté comme radio navigant à Air Bleu. André Brun est donc né le 6 Avril 1911 à Toulouse. D’après sa fiche il a très probablement commencer ses cours d’opérateur radio par correspondance à partir du mois de Février 1933. L’école lui adresse une série de disques qui étaient très certainement des cours de lecture au son enregistrés sur 78 tours (voir le récit du « Professeur Inlassable » dans la section historique 1919-1945 pour en savoir plus sur ces disques). Il vient à Paris en Novembre 1933 pour suivre son stage obligatoire afin de pouvoir être présenté à l’examen de Radion 2ème classe des PTT.

    J’espère ainsi grâce aux archives de l’école avoir répondu à votre question. Nous consacrerons sous peu un récit complet sur André Brun.

    Bien cordialement

    JJ Wanègue

  6. Favier François dit :

    Messieurs, je crois me rappeler que mon grand-père Roger Favier fut bien eleve de l’ecole des radios à Paris dans les années 30. (Il est né en 1910). Il logeait dans une soupente à coté de l’ecole.
    Il devint radio dans une escadrille de bombardement à Reims puis fut embauché à Air Bleu vers 1935/36. Je n’ai pas en ma possession tous ses carnets de vols. Il resta qqs mois instructeur radio sur Simoun et Goeland à Marseille avant sa démobilisation. Une vieille légende familliale raconte qu’il fut de l’équipage qui emmena De Gaulle en Angleterre mais je n’ai jamais put vérifier.
    En 45 il rejoint Toulouse par ses propres moyens pour revoler à la Postale sur Ju52 (vol d’octobre 45 avec Brun et Pauzié il me semble).
    Ensuite il fut radio navigateur sur Constellation à Air France jusqu’en 1972, il quitta AF avec + de 30000 hdv dont la moitié de nuit. M. Brun etait un de ses meilleurs amis et je m’en rappelle encore quand il venait le dimanche.

    M. Wanègue, je serait très intéressé par la lecture des archives de l’ecole.

    Bien cordialement

  7. jose dit :

    Cher Monsieur Favier
    Vous devez m’en vouloir de ne revenir vers vous que seulement maintenant et malheureusement vous n’êtes pas le seul à qui je suis tenu de présenter des excuses. Je me retrouve avec un emploi du temps vraiment chargé et j’avoue qu’à vouloir faire trop de choses à la fois j’ai des difficultés à gérer les priorités.

    Quoi qu’il en soit je vous remercie d’avoir pris contact avec notre école pour nous parler de votre grand-père. Je vais demander au service des archives d’entreprendre une recherche sur votre grand-père lors de son passage rue de la Lune. En vous lisant on revit toute l’histoire d’Air Bleu qui était devenue une concentration de tous les meilleurs éléments radionavigants que l’école pouvait fournir juste avant la guerre ainsi qu’à la reprise du courrier aéropostal en Octobre 1945.

    J’espère que vous avez dans vos documents le numéro spécial du magazine ICARE (N° 124 de 1988) consacré à Air Bleu. On y apprend, je le précise pour les lecteurs qui avec vous liront cette réponse, que le 26 Octobre 1945 votre grand-père faisait partie de l’équipage du vol de retour du courrier aéropostal entre Pau et Paris. Le pilote, ancien radio d’Air Bleu était son ami André Brun, et le mécanicien était Henri Durantel. Ils étaient un Junker, le JU-52 F-BALD. A l’aller c’était le JU-52 F-BAKK qui assura cette liaison inaugurale marquant la reprise du courrier aéropostal. Malheureusement sur la photo publiée ce n’est pas l’appareil de votre grand-père que l’on voit. C’est l’avion de l’aller Paris-Bordeaux-Toulouse-Pau avec comme radionavigant Raymond Prudon. Je ne sais pas si ce dernier était un ancien de l’école.

    Ce que je puis vous dire dès à présent c’est que je suis personnellement heureux que vous nous ayez contactés car à ce jour je n’avais encore jamais relevé le nom de votre grand-père parmi les noms des anciens radios ECTSFE qui se sont illustrés dans l’aviation. Ce qui est à peu près certain, c’est qu’en plus des André Brun et Lucien Pauzié, il a forcément été l’ami de Robert Marotin, Victor Michel Beaufol, Lucien Oury, Joly ou Sire.

    Entré à Air France comme radionavigant il a très certainement rencontré, si ce n’est été en contact, avec des anciens de l’école comme Edouard Chemel, Jean Philipona, Eugène Schuller, et bien d’autres encore.
    Pour ce qui est des archives de l’école il ne reste malheureusement que très peu de choses. Mais croyez bien que si nous pouvons vous aider pour rassembler des éléments concernant le passage de votre grand-père à l’Ecole Centrale de TSF, nous le ferons avec grand plaisir. Si de votre côté vous retrouvez des éléments sur son parcours tant à l’école que durant sa carrière aéronautique et que vous êtes prêts à les partager avec nous pour venir enrichir la mémoire de notre école, c’est avec plaisir et reconnaissance que nous recueillerons votre témoignage.

    Dans l’attente d’avoir le plaisir de poursuivre cette discussion.

    Bien cordialement,

    JJ Wanègue

  8. jose dit :

    Cher M. Dégatier bonjour

    Je vous prie de m’excuser pour cette réponse fort tardive à votre message. Mais en fait ce n’est pas plus mal et vous allez comprendre pourquoi. Jusqu’à il y a encore peu de temps nous n’avions que très peu d’informations sur Edgar Cruveilher qui avait dû être professeur à notre école jusqu’en 1926 et qui disparut tragiquement en Décembre 1936. Aucune archive sur lui à l’école. Mais récemment nous avons été contacté par une personne qui travaille sur l’histoire de ce radionavigant et qui a retrouvé des documents lui ayant appartenu. Je transmets donc votre message à cette personne en lui laissant le soin de répondre à votre question dans la mesure où elle disposerait des informations que vous recherchez.

    En vous remerciant de l’intérêt que vous portez à notre école et au nom de Cruveilher, et avec l’espoir que vos recherches nous permettent pourquoi pas d’en apprendre un peu plus sur Edgar Cruveilher.

    Bien cordialement,

    JJW

  9. RIGOLLET dit :

    Bonjour
    Je tenais à préciser le radio est Lucien PAUZIE et non Tauzié ,vous pouvez contacter son fils Bernard 83 ans ancien radio et Meccano nav sur 747 à Air France ,il vit à Vraux 51

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