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Le métier d’ingénieur en énergie embarquée consiste à concevoir, superviser et maintenir des systèmes de conversion et de gestion de l’énergie intégrés à des équipements mobiles ou autonomes, dans des secteurs comme l’automobile électrique ou l’aéronautique.

Concevoir des machines de conversion d’énergie embarquée, notamment des chargeurs à découpage haute fréquence

Vérifier la fiabilité de l’énergie convertie et la sécurité des installations

Superviser les phases de test et corriger les anomalies détectées en production

Élaborer les plans techniques et les spécifications de référence pour chaque projet

Réaliser la maintenance préventive des équipements pour limiter les risques de panne

Assurer le suivi de la production et garantir la conformité aux spécifications techniques

Assurer la conformité des produits aux normes réglementaires en vigueur

Diagnostiquer les défaillances et rétablir le fonctionnement des systèmes en cas d’incident

Sur le plan technique, la maîtrise de l’électronique de puissance et des architectures de systèmes embarqués est indispensable. Vous devez également connaître les standards de sécurité fonctionnelle applicables à votre secteur d’activité, qu’il s’agisse de l’automobile électrique ou de l’aéronautique. La capacité à lire et produire des plans techniques détaillés, ainsi qu’à utiliser des outils de simulation et de conception, fait partie du coeur de métier.

Le marché de l’emploi pour ce profil est actif : l’APEC recensait en 2025 des offres entre 35 000 € et 55 000 € brut annuel, avec des recrutements réguliers dans l’automobile électrique et l’aéronautique. Le télétravail partiel est fréquemment proposé dans les grands groupes industriels.

La rémunération progresse avec l’expérience et la spécialisation : les profils maîtrisant des standards comme l’ISO 26262 bénéficient d’une prime salariale mesurable. Des avantages complémentaires s’ajoutent souvent : primes de projet, RTT, participation aux résultats et prise en charge de certifications professionnelles.

En début de carrière (0 à 2 ans d’expérience), le salaire se situe entre 32 000 € et 45 000 € brut annuel, avec un médian autour de 38 000 €, selon l’APEC et l’ONISEP. Après 3 à 7 ans d’expérience, la fourchette évolue vers 45 000 € à 65 000 € brut annuel. Les profils seniors ou experts – architectes systèmes, responsables R&D, managers techniques – peuvent atteindre entre 65 000 € et 100 000 € brut annuel, notamment dans les secteurs de l’aéronautique ou de la défense. En Île-de-France, les rémunérations sont supérieures de 10 à 20 % à la moyenne nationale. Les bassins industriels de Toulouse et Grenoble offrent également des niveaux de rémunération au-dessus de la moyenne, portés par la concentration d’acteurs de l’aéronautique et de l’électronique.

L’accès à ce métier requiert en général un diplôme d’ingénieur (bac+5) en génie électrique, électronique ou systèmes embarqués. Un master spécialisé en électronique de puissance ou en conversion d’énergie constitue également un parcours reconnu par les recruteurs.

Deux certifications RNCP sont particulièrement pertinentes pour ce domaine : RNCP42723 – Ingénieur diplômé de l’ENSEEIHT, spécialité Électronique et Génie Électrique et RNCP38211 – Ingénieur diplômé de l’école polytechnique universitaire d’Université Côte d’Azur, spécialité Électronique et Systèmes Embarqués.

l’ECE propose des formations d’ingénieur en génie électrique et systèmes embarqués, accessibles en formation initiale. Ces cursus permettent d’acquérir les compétences techniques attendues dans ce domaine, y compris en alternance pour certaines voies.

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