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Le métier d’ingénieur développement procédé consiste à concevoir, optimiser et superviser les procédés de production au sein d’environnements industriels exigeants. Ce profil intervient aussi bien en phase de recherche et développement qu’en déploiement opérationnel, à l’interface entre les équipes de conception et de production.

Concevoir et mettre en oeuvre des unités ou équipements industriels nouveaux

Piloter les phases de tests et de mise au point des procédés

Réaliser un diagnostic en cas d’incident et superviser les mesures correctives

Animer des réunions techniques avec les services production, maintenance et qualité

Élaborer les dossiers de conception et les cahiers des charges techniques

Analyser la faisabilité technique et organisationnelle des modifications envisagées

Assurer une veille technologique et réglementaire continue

Contribuer aux projets de recherche et développement en évaluant les procédés adaptés

Superviser l’installation et la mise en service des équipements de production

Identifier les dysfonctionnements et proposer des actions correctives

Rédiger les rapports techniques, protocoles et procédures de sécurité

Intégrer les apports du numérique pour développer des modèles prédictifs de maintenance

La dimension transversale du poste exige également des aptitudes relationnelles développées. Vous coordonnez des interlocuteurs issus de la production, de la qualité et de la sécurité, ce qui suppose une communication claire et une capacité à fédérer autour d’objectifs communs. La maîtrise de l’anglais technique est souvent requise dans les groupes industriels à dimension internationale.

Les secteurs pharmaceutique et chimique recrutent régulièrement des ingénieurs procédés, avec des postes disponibles en CDI dans des PME comme dans des groupes industriels. La rémunération progresse avec l’expérience, de 35 000 € en début de carrière jusqu’à 80 000 € pour les profils seniors.

Le poste offre une dimension projet et une variété de missions qui limitent la routine. Des avantages complémentaires sont fréquents : participation, intéressement, RTT (en moyenne 10 jours supplémentaires) et complémentaire santé pour 65 % des postes recensés.

En début de carrière (0 à 3 ans d’expérience), le salaire brut annuel se situe entre 35 000 € et 44 000 €, avec une médiane autour de 38 000 à 40 000 € confirmée par l’ONISEP et l’APEC. Après 5 à 10 ans d’expérience, la rémunération évolue vers 44 000 € à 62 000 €, avec une moyenne de marché à 56 577 € calculée par WAAGE/People Base CBM. Les profils seniors (10 ans et plus) peuvent atteindre 65 000 € à 80 000 € brut annuel, voire davantage dans la pharmacie ou la chimie fine. Un ingénieur basé en Île-de-France bénéficie d’une prime géographique estimée à +10 % à +15 % par rapport à la moyenne nationale. À ces rémunérations s’ajoutent souvent des primes variables (environ 1 141 €/an) et une épargne salariale moyenne de 1 501 €/an. Les perspectives d’évolution orientent vers des postes de chef de projet R&D, responsable industrialisation ou directeur technique.

L’accès au métier d’ingénieur développement procédé requiert un diplôme d’ingénieur (bac+5) dans une spécialité relevant du génie des procédés, du génie chimique ou des sciences industrielles. Un master en procédés de production ou en génie des procédés constitue également un parcours reconnu par les recruteurs.

Parmi les certifications enregistrées au Répertoire National des Certifications Professionnelles, on peut citer le RNCP40945 – Titre ingénieur diplômé de l’UTC, spécialité Génie des Procédés et le RNCP40950 – Titre ingénieur diplômé de Polytech Nantes Université, spécialité Génie des Procédés.

l’ECE propose des formations d’ingénieur en lien avec les sciences industrielles et le numérique appliqué à l’industrie, accessibles en formation initiale. Ces cursus permettent d’acquérir les bases techniques et méthodologiques attendues pour exercer le métier d’ingénieur procédés, y compris en alternance pour certains parcours.

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