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Le métier d’ingénieur démantèlement et assainissement consiste à planifier et piloter la déconstruction d’installations nucléaires en fin de vie, en garantissant la sûreté des opérations et la gestion des déchets radioactifs.

Réaliser les études de faisabilité et les dossiers de sûreté nucléaire

Assurer le suivi de la radioprotection et des expositions des intervenants

Coordonner les prestataires et sous-traitants spécialisés

Contribuer au retour d’expérience et à l’amélioration des méthodes

Planifier les opérations d’assainissement et de démantèlement des installations nucléaires

Gérer le conditionnement et l’évacuation des déchets radioactifs

Analyser les risques et mettre en place les mesures de prévention adaptées

Superviser les travaux de déconstruction sur le terrain

Rédiger les rapports réglementaires à destination des autorités de contrôle

Suivre les indicateurs de performance et les budgets de projet

Sur le plan technique, vous devez maîtriser les méthodes d’évaluation radiologique, les techniques d’assainissement et les règles de gestion des déchets radioactifs. La connaissance des référentiels réglementaires (ASN, IRSN) et des normes de sûreté applicables aux installations nucléaires de base est indispensable. Des compétences en génie civil complètent utilement ce socle pour les projets de déconstruction lourde.

Le secteur du démantèlement nucléaire affiche un volume de recrutement élevé : France Travail recensait plus de 330 offres déposées sur douze mois en 2026. Les profils qualifiés restent rares, ce qui soutient structurellement les niveaux de rémunération au-dessus de la médiane des ingénieurs français.

La rémunération inclut fréquemment des primes DATR (Directement Affecté aux Travaux sous Rayonnements) représentant 10 à 25 % du salaire de base, ainsi que des indemnités de déplacement et des RTT. La formation continue est prise en charge par l’employeur (habilitations radioprotection, certifications sûreté).

En début de carrière, un jeune diplômé bac+5 en génie nucléaire peut prétendre à une rémunération comprise entre 35 000 € et 45 000 € bruts par an (source : APEC, offres 2025-2026). Après cinq à dix ans d’expérience, la fourchette évolue vers 50 000 € à 65 000 € bruts annuels pour un profil confirmé. Au stade senior ou responsable démantèlement (dix ans et plus), les rémunérations observées atteignent 65 000 € à 95 000 € bruts par an, voire davantage pour les responsables de programmes stratégiques. L’INSEE indique, via le Journal du Net (données 2023), un salaire moyen de 75 408 € bruts annuels pour un ingénieur nucléaire toutes expériences confondues. À ces montants s’ajoutent les primes DATR, les indemnités de grand déplacement et, selon l’entreprise, l’intéressement et la participation. Les perspectives d’évolution conduisent vers des postes d’expert sûreté nucléaire, de manager de programmes de déconstruction nucléaire ou de directeur d’ingénierie.

L’accès au métier d’ingénieur en démantèlement nucléaire requiert en général un diplôme de niveau bac+5 en génie nucléaire, en génie civil ou dans une spécialité d’ingénierie industrielle. Un master en ingénierie nucléaire (RNCP38683 – Master Ingénierie nucléaire) ou le titre d’ingénieur spécialisé en génie atomique (RNCP42227 – Ingénieur spécialisé en génie atomique, diplômé de l’INSTN) constituent les certifications les plus directement reconnues par les recruteurs du secteur.

L’ECE propose des cursus d’ingénieur généraliste orientés vers les filières de l’énergie et de l’industrie, accessibles en formation initiale ou en alternance, qui permettent d’acquérir les bases techniques nécessaires à une spécialisation en démantèlement et assainissement nucléaire.

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