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Vie étudiante

Quand les ING1 se mettent à la littérature

26
Jun

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Qui a dit que les ingénieurs ne savaient pas écrire ?!
Certainement pas nous !

 

Dans le cadre d’un cours de techniques d’expression, les étudiants de l’ECE Paris ont eu à rédiger des nouvelles en respectant un certain nombre de contraintes : 7000 caractères, déroulement de l’action au sein d’une École d’ingénieurs, thématiques imposées (l’éco-citoyenneté, les dérives liées aux réseaux sociaux, la lutte contre le plagiat), utilisation de certains mots obligatoires et instillation de conseils sur la prise de parole.

 

Ce sont des étudiants en première année du cycle préparatoire (ING1) qui se sont prêtés à l’exercice leur permettant de se confronter à des sujets d’actualité tout en faisant appel à leur imagination. Ces contraintes, loin de faire peur à nos étudiants, les ont plutôt inspirées comme le prouvent les deux nouvelles que nous vous invitons à découvrir ci-dessous.

 

 

Quelque part sur la ligne 6 de Inna NDAW, Benoît COVILLE et Hugo DORES.

 

Il était 7 heures.
Comme à son habitude, Martin sorti du lit, s’étira et ouvrit les rideaux. Il se rendit dans sa cuisine où il commença à préparer son petit déjeuner. Sur son calendrier, apposé sur son réfrigérateur, la date d’aujourd’hui était entourée au feutre rouge accompagnée d’une note : « intervention à l’Ecole des Ingénieurs de l’Avenir ». C’est aujourd’hui qu’il pourra enfin dire au revoir à son passé. Il avait besoin de cette conférence pour pouvoir avancer dans sa vie. Cela faisait maintenant quatre ans. Quatre ans qu’il avait réalisé à quel point les adolescents pouvaient être cruels entre eux. C’était donc sans hésiter une seule seconde, lorsque le directeur de l’établissement lui avait proposé de témoigner auprès des élèves, qu’il avait accepté. Martin pensait que cela l’aiderait à faire son deuil, à se faire pardonner, mais plus la date approchait plus il angoissait et plus la peur de tomber de Charybde en Scylla le tétanisait.

 

Paris, quelque part sur la ligne 6 – « Bonjour… heu je m’appelle Martin… Je donne mon nom de famille ou pas ? – Euh oui, non non c’est mieux sans. Donc je m’appelle Martin, j’ai 23 ans ». Il avait prévu de réviser son discours dans le métro mais il n’y parvenait pas. Il regardait par la fenêtre, il aimait bien cette ligne car plusieurs stations se trouvaient en extérieur. On pouvait observer les beaux immeubles typiques de Paris, la Seine, la Tour Eiffel, le ciel bleu. Martin aimait aussi analyser les affiches publicitaires sur les quais.
Une d’entre elles attira plus amplement son attention :

« Un métal dur comme le fer. On l’emploie aussi pour le moral de quelqu’un faisant preuve d’un optimisme à toute épreuve. Qui est-ce ? »

Le moral de quelqu’un faisant preuve d’un optimisme à tout épreuve… Il en aurait bien besoin de ce moral aujourd’hui ! Il n’eut pas le temps de regarder ni la réponse, ni pour quelle marque était apposée cette pub que le métro était déjà reparti.

 

Station Bir Hakeim – Martin descendit du wagon, tout fébrile. Le directeur lui avait assuré que les élèves n’étaient pas là pour le juger mais pour comprendre comment certaines mauvaises actions pouvaient avoir de graves conséquences, comment on pouvait regretter certains actes tout le reste de notre vie. Cette conférence devait être réalisée devant des personnes bienveillantes. Elles n’étaient pas là pour le briser plus qu’il ne l’était déjà.

 

Sur le chemin, Martin repensa à ses années Lycée et à ce Jules qui était toujours au fond de la classe. Jules dépassait tous les autres garçons de deux têtes au moins, cela aurait pu les impressionner, mais ce n’était pas le cas. Jules, c’était surtout un garçon très frêle, timide et différent. En effet, Jules avait été victime d’un accident au cours duquel il avait perdu sa jambe. Les médecins avaient réussi à lui poser une prothèse biomimétique qui rendait tous ses anciens mouvements quasiment possibles.

 

Au début, taquiner Jules n’était pas l’idée de Martin. Il ne voyait pas trop l’intérêt de lui parler. Il trouvait Jules discret et ne l’embêtait pas. Personne ne le remarquait, cependant ce n’était pas l’avis du meilleur ami de Martin. Tim c’était son ami d’enfance. Avec lui, il avait tout fait, le meilleur comme le pire… Il était grand, drôle et tout le monde l’aimait. Quand il parlait, tout le monde était ébloui par sa faconde. C’est ainsi qu’il entraina d’abord ses amis puis la classe entière et enfin une bonne partie du lycée à faire de Jules leur divertissement. Tim trouvait cela marrant de l’embêter. Plus Jules perdait confiance en lui et peinait à répondre, plus Tim et ses amis s’amusaient.

 

9h30 – Martin arriva devant le campus. Il entra, personne ne le regardait ni semblait remarquer sa présence. Il était en avance. Il se rendit à la cafétéria et acheta un paquet de chips, puis il observa. Il observait ces élèves devant lesquels il allait, dans quelques minutes, raconter son histoire et celle de Jules par la même occasion. Il analysa son paquet de chips : – deux euros pour ce petit paquet, ces étudiants doivent être riches – pensa t-il. A l’arrière du paquet était expliqué comment avait été découvertes les chips, par sérendipité disait le paquet, joli mot, Martin le retint dans un coin de sa tête.

 

9h50 – Il était bientôt l’heure. Martin se leva et rejoignit l’amphithéâtre numéro 9 où le directeur de l’école l’attendait.

 

« – Ah Monsieur Dubois ! Entrez, bienvenue ! Vous avez trouvé facilement ? Alors, voilà on ne vous demande pas grand chose juste de sensibiliser les jeunes sur l’intimidation à l’aide des réseaux sociaux. Ils sont complètement fous de ces trucs là aujourd’hui. On a invité des personnes aux parcours et expériences multiples qui viennent échanger avec les jeunes toute la semaine sur ce thème. – D’accord, très bien, répondit Martin mal à l’aise ».

 

Les élèves commencèrent à prendre place dans l’amphithéâtre et petit à petit le silence s’installa dans la salle.

Martin sentait la sueur couler dans son dos, sa gorge était sèche. Il se ressaisit, il était de son devoir d’informer les jeunes sur l’intimidation par les réseaux sociaux pour qu’ils ne reproduisent pas les mêmes erreurs que lui. Il devait bien cela à Jules. Il prit une gorgée d’eau, respira profondément et s’approcha du micro.

« – Bonjour à tous ! Dire que les réseaux sociaux sont dangereux serait un euphémisme ! déclara Martin d’une voix ferme et assurée. » Plus aucun bruit ne se faisait entendre dans la salle. Martin continua son discours.

« – Avant de vous raconter mon expérience et les erreurs que j’ai pu commettre sur les réseaux sociaux j’aimerais savoir si vous-même, vous êtes bien informés sur les informations que vous délivrez en permanence sur internet. »

 

Martin avait préparé un questionnaire en ligne sur le site de l’école pour tester les connaissances des élèves sur les réseaux sociaux. A sa grande surprise, tous les élèves se prirent au jeu et répondirent au questionnaire

 

Quizz Réseau Sociaux :

Question 1 : Sur Facebook, mon profil est par défaut totalement ouvert aux autre ?

VRAI

Question 2 : Par défaut, la navigation sur Facebook est en mode sécurisée (https) ?

FAUX

Question 3 : A partir de quel âge ai-je le droit de m’inscrire sur Facebook ?

13 ANS

Question 4 : Seul mes amis ont accès à mes photos ?

FAUX

Question 5 : Si je partage un document publié par quelqu’un d’autre, je n’en suis pas responsable.

FAUX

Question 6 : Je suis responsable des commentaires des autres sur mon profil ou mon blog.

VRAI

Question 7 : Sur la plupart des réseaux sociaux, les informations que je laisse sur moi ou que je publie…

a) M’appartiennent et ne peuvent être réutilisées

b) Peuvent être réutilisées si on me demande mon autorisation

c) Sont réutilisées sans mon autorisation

Réponse C

 

Martin sentait l’assurance monter en lui, il n’avait plus l’impression de réciter un discours moralisateur mais plutôt de discuter et débattre avec ses amis sur un sujet de société.

 

Il continua son intervention en racontant son histoire. La rencontre avec Jules, la manipulation de Tim, il entrait dans les moindres détails.

« – Comme vous l’avez donc sûrement compris, j’étais un garçon timide qui avait tendance à suivre les autres et à se cacher derrière mon ami Tim. Un soir, je suis tombé sur le profil Facebook de Jules. A travers ce profil si facile d’accès, j’y ai vu l’opportunité de devenir enfin le chef de ma bande. Moqueries sous les photos, publications malsaines sur son mur, harcèlement par message, publication de photos, Jules n’a échappé à rien. »

 

Tous les élèves écoutaient Martin très attentivement. Il continua :

« – Jules finit par supprimer son compte Facebook et changer de lycée. Je n’avais plus de nouvelles de lui jusqu’au jour où j’ai vu cette campagne publicitaire à la télévision. On y voyait Jules expliquer comment il avait été victime de harcèlement. Ce n’est qu’à ce moment là que j’ai réalisé tout le mal qu’on lui avait fait, que je lui avais fait… C’est pour cela que je suis ici aujourd’hui devant vous. Je voudrais que tout le monde apprenne de mon histoire pour ne pas la reproduire, et surtout j’aimerais m’excuser auprès de Jules pour tout ce que j’ai pu lui faire subir. »

 

Tous les élèves se levèrent et applaudirent. Martin se sentait comme libéré, pour la première fois depuis très longtemps, le poids énorme qui écrasait sa poitrine avait disparu. Sous ces applaudissements, il lança la vidéo de campagne à laquelle Jules avait participé :

 

https://www.youtube.com/watch?v=WpwruSH5K_g (court-métrage sur le harcèlement de Armand Desponts)

 

Réponse énigme : l’acier

 

 

 

Une vie à la cité de Cynthia QUAYE, Myriam ABDI, Mouna BENYAKHLAF.

 

J’entre dans bureau de M. Serrado, responsable de la majeure informatique. Il était comme à son habitude, vêtu d’un pull à manches bleu et blanc ainsi que d’un pantalon retroussé rouge. Je vois flou, j’ai la tête qui tourne et je ne cesse de penser à ma famille qui m’a toujours soutenu. Je n’ai pas les mots pour vous décrire la peur qui m’envahit. Pourquoi m’a-t-il fait ça et par quel moyen il y est parvenu ? Tout à coup, mon téléphone vibre, c’était un message de Tarik : « Viens récupérer la marchandise, elle t’attend !». J’éteins mon téléphone. Voilà que M. Serrado arrive. Il me dit d’un ton énervé de patienter pour le conseil de discipline.

 

Je ne peux pas vous expliquer la haine que je ressens envers Arthur Saint-Louis à cet instant-là. Je n’ai qu’une seule envie, pouvoir zlataner cette vieille baleine. Je lève la tête et je vois Marie qui me regarde par la vitre, elle est en larmes. Voir ma dulcinée dans cet état me brise le cœur. J’entends sa voix me répéter de prendre sur moi, d’écouter ce qu’on aurait à me dire, de parler clairement et de ne surtout pas jouer à l’insolent, ce que je sais faire de mieux. Cette fille est l’ange de mes cauchemars, le soleil de mes nuits. Elle est la seule qui est présente pour moi et qui m’a chérie depuis le début. J’ai même fini ses niveaux Orthodidacte pour lui prouver mon amour. Oui je sais, c’est vrai qu’on peut penser que je suis fragile, mais je me vois plutôt comme un romantique. En même temps, elle est vraiment tout pour moi en ce moment.

 

Moi, c’est Tony Mamby, 18 ans, d’origine ivoirienne et habitant dans une cité de Nanterre. J’ai un frère ainé et deux petites sœurs. Mon père nous a abandonné il y a 6 ans lorsqu’il a perdu son travail car selon lui, un homme qui n’est pas capable de nourrir sa famille ne mérite pas de rester auprès d’elle. Ce que je désapprouve totalement, il a juste fait preuve de lâcheté. Disons que j’ai grandi sans rien, sans père ni repère. C’est pour cela que je me suis donné la responsabilité de prendre soin de ma famille.

 

Ma mère est quant à elle, technicienne de surface pour ne pas dire femme de ménage. Je déteste l’emploi de ce mot qui connote une image péjorative. Bien évidemment, sa rémunération est moindre en comparaison des frais qu’engendre le fait de s’occuper seule d’une famille, sans oublier les impôts et tout ce qui s’en suit. Voilà l’histoire type qui revient lorsqu’il s’agit d’une famille vivant dans une cité. Les personnes ont dès lors, un tas de préjugés à ton égard.

 

Sans prétention, j’ai toujours été bon à l’école contrairement à mon grand frère qui se noie dans les drogues dures. Ma famille a toujours cru en moi pour changer notre niveau de classe sociale. J’ai eu mon bac mention très bien l’année dernière et j’ai décidé de poursuivre mes études en intégrant l’École des Ingénieurs de l’Avenir Paris. Pourquoi l’EIA ? Déjà parce que ça sonne “classe” de dire qu’on est doté du certificat du titre d’ingénieur. Mais je souhaite vraiment tracer mon propre chemin sans suivre les pas de la délinquance. En étudiant dans cette grande école, je pourrai saisir la chance de me démarquer.

 

Tous ces obstacles franchis dans le but de faire la différence dans cette école me traversaient sans cesse l’esprit. M. Serrado revient. Cette fois-ci, son regard ne dégage plus de la colère mais du dégoût. Je n’y crois pas, mes mains commencent vraiment à trembler et j’ai la boule au ventre. Il s’assied face à moi, et me glisse un dossier avec mon nom inscrit dessus. Je tends le bras pour m’en saisir et le fixe du regard. Il souffle, fait passer sa main dans ses cheveux, enfin ce qui l’en reste, puis détourne le regard. J’examine mon dossier. Je vois tous les sacrifices que ma mère a enduré pour me faire venir jusqu’ici.

 

Après mes dures journées de cours, elle était toujours là, assise à table m’observant manger sa blanquette de veau préparée avec amour. J’ai tout fait pour sortir de cette banlieue et pour une histoire de plagiat je risque de tout perdre, surtout Marie. J’ouvre le dossier. Il relate toutes mes années scolaires, c’était excellent mais quand j’arrive à la dernière page, c’était une page blanche avec seulement écrit EIA PARIS barré en rouge. J’ai ressenti un frisson traverser tout mon corps comme si mon heure était venue et que j’étais au pied de la guillotine.

 

Je sors du bureau après cinq longues minutes sans que je ne puisse dire un mot. Le verdict n’était toujours pas tombé. Marie s’approche de moi, mais je ne peux pas assumer son regard. Mon téléphone sonne à nouveau. Je n’ai pas la tête à répondre, mais il le faut. C’est un numéro privé, comme d’habitude… Je décroche. Perdu dans mes pensées, je ne comprends que le lieu et la marchandise dont il est question sans même savoir l’heure du rendez-vous.

 

Je pars et attends un bon moment que le client arrive. J’ai peut-être patienté pendant dix minutes ou même trois heures. Je n’ai clairement plus la notion du temps. J’l’ aperçois au loin. Il me fait peur, mais bon, c’est le business. Il s’approche de moi et me prends dans ses bras. Je n’ai pas compris sur le coup. Il me dit alors que je suis son seul espoir et qu’il allait mettre fin à sa vie si une personne de plus refusait de lui venir en aide. Plus rien ne m’importe donc je lui donne ce qu’il veut sans même penser à récupérer ma part de l’échange. Il s’en va avec, tout heureux, au moins j’ai rendu service…

 

Je suis sur le chemin pour rentrer à la maison. Comme d’habitude, le train est retardé. Totalement prévisible de la part de la SNCF. Enfin bon, je ne suis plus à 15 minutes près. J’arrive enfin chez moi après avoir un peu trainé dehors. Je n’ose même pas regarder ma mère et mes sœurs dans les yeux. Leur raconter ce qu’il s’est passé est inconcevable pour le moment. Je ne regarde même pas l’actualité présidentielle américaine avec Donald Trump contre Hillary Clinton. Je préfère m’endormir directement sans éveiller des soupçons qui pourraient entrainer leur malheur.

 

Au réveil, ne souhaitant pas me démoraliser, j’entame mes exercices sur le théorème de Norton. C’est alors que je reçois une notification sur mon téléphone. C’est un mail du directeur de l’école m’annonçant que l’enseignement à l’EIA, pour moi, était fini. Le plagiat est rédhibitoire et applique la plus lourde des sanctions. Mon corps est en train de gésir sur la moquette miteuse, je ne ressens plus mes membres. Je me lève, mon poing se serre et je frappe de toute mes forces dans le mur. La douleur ne m’atteint même pas. Je ne peux pas y croire et ne veux surtout pas y croire. Tout défile dans ma tête. J’ai réussi à sortir de cette cité pour intégrer une école d’ingénieur financée avec de l’argent sale et ma vie s’arrête au moment où un homme, si même je peux l’appeler comme ça, vole mon projet d’informatique. Quelle fin insultante ! Moi qui la voyait, après cinq longues années, sur des transats avec Marie à l’Ile Maurice.

 

Cela fait déjà douze jours que j’erre la journée dans le quartier pour ne pas que ma mère se rende compte que quelque chose va mal. Je ne trouve pas la force de lui avouer. Le fait de tout perdre à fait resurgir en moi mes côtés sombres. En effet, je ne deale plus pour payer mes frais de scolarité mais plutôt pour passer le temps, sans même me soucier de l’argent dont j’en bénéficie. Deux jours passent, le client a qui j’avais rendu un service m’appelle pour me remercier de lui avoir sauvé la mise. Il me demande alors comment le remercier. Je ne souhaite aucun retour venant de lui et pourtant je lui demande de s’occuper de l’affaire qui allait me sauver la vie. Il accepte alors sans hésitation.

 

Après trois jours de routine, je reçois un message du directeur. A vrai dire je m’y attendais. Il est juste écrit que j’ai rendez-vous le lendemain à neuf heures dans son bureau. Le jour suivant, je me rends à l’École. Je ne sais pas vraiment quoi penser, je fais juste un pas devant l’autre jusqu’à arriver dans le bureau de M. Serrado. Il est exactement habillé comme au jour de ma potence. Cette fois-ci je n’arrive pas clairement à percevoir son regard. Il me dit alors :

 
« Bonjour M. Mamby, je vais droit au but. Vous avez été accusé à tort de plagiat pour le projet d’informatique. Il s’avère qu’il y a deux jours de cela Arthur Saint-Louis et Marie Dumesnil ont avoué qu’ils étaient coupables. Toute l’équipe tient alors à demander des excuses auprès de vous pour ce manque de confiance et s’engage à vous enlever tous les frais de scolarité. Vous êtes l’un de nos meilleurs élèves ici et cela me désole de vous avoir fait perdre du temps d’un niveau scolaire sur les autres élèves. Qu’en pensez-vous ? »
« D’accord. » C’est le seul mot qui sort de ma bouche. Ai-je vraiment entendu le nom Marie ? Tout s’écroule autour de moi. Je suis à la fois sous le choc mais aussi pris d’une rage. On ne peut donc faire confiance à personne dans ce monde. En fait, celui a qui j’ai rendu service devait s’occuper d’Arthur Saint-Louis, lui mettre une pression pour qu’il se dénonce. Je ne comprends pas ce qu’il se passe autour de moi. Je décide alors de rentrer pour quitter toutes ces mauvaises ondes. Dans le RER quelqu’un m’appelle. Encore un numéro masqué, surement pour le business. Je raccroche immédiatement. Les appels continuent et je décide alors de répondre. C’est Marie. Je ne m’y attendais clairement pas.

 

Elle m’avoue alors tout ce qu’il s’est passé. Dès la minute où je me suis fait viré, elle a tenté tout son possible pour prouver mon innocence, en vain. Elle a donc décidé de s’auto-accuser mais le lendemain, Arthur se dénonce également. L’administration, fatiguée de ces histoires, décide d’exclure quelques jours Marie pour mensonge et de renvoyer Arthur pour plagiat. Je suis tout à coup soulagé ! Comment ai-je pu croire qu’elle était capable de me trahir. Elle est tellement importante dans ma vie.

 

Le lendemain, tout reprend son cours, j’ai eu 20 à Orthodidacte.