
L’ECE est née en 1919 à Paris. C’est la 1re école à enseigner la radio en France. Créée sous le nom d’ECTSF (École Centrale de Télégraphie Sans Fil), elle forma les premiers opérateurs radios qui participèrent aux grandes croisières maritimes et expéditions terrestres, aux premiers vols transatlantiques, au début de la RTF puis de l’ORTF, etc. Son fondateur Eugène Poirot croyait, à juste titre, que la radio, discipline totalement nouvelle à l’époque, aurait de nombreuses applications dans les domaines civil et militaire. En 1939, on y étudiait déjà la télévision et en 1959, le transistor.
Les fondamentaux, l’expertise, l’ouverture, telles sont les principales caractéristiques de la formation d’ingénieur ECE, reconnue et appréciée par les entreprises.
L’aptitude à mobiliser les ressources d’un large champ de sciences fondamentales est la condition même de l’exercice du métier d’ingénieur, appelé à la conception, à la réalisation et à la surveillance des systèmes complexes. Mathématiques, physique, physique appliquée, informatique, gestion, finance et théorie des organisations constituent le socle indispensable à l’identification et à la résolution de problèmes, dès lors que doivent être prises en compte toutes leurs dimensions technologiques, économiques et sociales. Dès l’acquisition de ces fondamentaux, durant les premières années de la formation, l’ECE s’attache à l’élargissement du champ de vision des futurs ingénieurs, en facilitant leur compréhension des liens entre les différentes disciplines.
L’expertise ECE, c’est la capacité opérationnelle de ses jeunes diplômés. Elle s’acquiert dans les majeures et les options technologiques qui leur sont associées. C’est sur cette expertise que les industriels fondent leurs décisions d’embaucher les diplômés de l’ECE, tout en étant très attentifs aux autres dimensions susceptibles de favoriser l’évolution future et les progrès de ceux-ci dans l’organisation.
Les sept majeures de l’ECE couvrent non seulement l’ensemble du champ des hautes technologies (Systèmes Embarqués, Systèmes d’Information, Télécoms & Réseaux) mais aussi les secteurs d’activité massivement impactés par celles-ci (Energie & Environnement, Ingénierie Financière, Santé & Technologies, Transports & Mobilité).
Elles trouvent un prolongement dans les options d’approfondissement de la dernière année, sur des sujets aussi variés – et futuristes ! – que la robotique, le design et les nanotechnologies.
C’est un état d’esprit, qui prend sa source tout autant dans la vie de l’école que dans la variété des choix proposés aux futurs ingénieurs.
L’ouverture prend les formes les plus variées, allant de l’international à l’engagement social, de l’intérêt porté aux grands enjeux de la planète aux activités sportives et culturelles. Elle est aussi placée au cœur des programmes de formation grâce à l’intégration des secteurs d’activité qui affichent des besoins considérables en ingénieurs des technologies de l’information (voir ci-dessus : l’expertise). Cette ouverture sectorielle complète et diversifie le profil des ingénieurs ECE, renforçant leur capacité à prendre en compte les enjeux industriels et les attentes de la société, dans une perspective aujourd’hui très internationale. Enfin, l’ouverture, c’est aussi la découverte de la variété des métiers exercés par les ingénieurs, de la recherche au conseil en passant par l’ingénierie d’affaires, la création d’entreprise ou la finance.
Ingénieurs ECE : la convergence des technologies Le projet de l’ECE est de former des ingénieurs généralistes et high-tech, opérationnels,...